Elaboration du PLUi-H – Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines
Si les atouts économiques et résidentiels du territoire ont constitué ses principaux arguments d’attractivité, et notamment dans la phase de croissance démographique exceptionnelle des années 1960 (résultant de la politique nationale de rééquilibrage de la région parisienne et des villes nouvelles dont Saint-Quentin-en-Yvelines fait partie), le territoire pâtit aujourd’hui de ce développement (trop ?) rapide et segmenté selon une logique fonctionnaliste, en lien avec les préceptes d’urbanisme et d’architecture d’alors.
La CASQY présente en effet une spécialisation spatiale, mise en exergue par les fractures physiques des infrastructures qui lui ont pourtant permis de se développer : la RN10 est un exemple marquant de ce phénomène, et les multiples projets de réaménagement engagés sur son linéaire et ses abords (carrefour de la Malmedonne, requalification et enfouissement à Trappes, réduction de la vitesse sur certaines portions, étude globale sur la traversée de Coignières) sont autant de preuves des ambitions intercommunales et locales pour réinterroger son intégration dans le fonctionnement urbain.
Aux problématiques d’intégration des infrastructures dans le tissu urbain s’ajoute celle des lisières (espaces de contact) entre les espaces urbains et les espaces naturels, agricoles et forestiers. Le traitement de ces franges constitue un enjeu important pour ce territoire qui combine des communes de densité et de typologies contrastées : le paysage saint-quentinois est autant marqué par la forte présence des terres agricoles (21% de la surface intercommunale, notamment sur ces franges nord – Villepreux, et sud – Magny les hameaux), que de plusieurs forêts et de zones humides d’envergure, notamment l’étang de Saint-Quentin, que par l’urbanisation (55% de l’espace total).
L’intégration des enjeux environnementaux est enfin un axe transversal à toutes les politiques publiques menées sur le territoire : projets structurants de mobilité douce, rénovation énergétique, intégration des énergies renouvelables, préservation des trames écologiques (verte, bleue, noire, brune, blanche) et renaturation des secteurs hautement imperméabilisés … les outils sont nombreux et la CASQY dispose d’une marge de progression importante sur tous ces aspects.
Fer de lance de l’innovation grâce au travers de son tissu économique et entrepreneurial, le territoire devra faire appel à toute son ingéniosité pour répondre aux défis multiscalaires liés à la lutte contre le dérèglement climatique.

